Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #9

Mes premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Toutes ces choses qu'on ne s'est pas ditesQuelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh homme d’affaires brillant, mais père distant ne pourra pas assister à la cérémonie. Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort. Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux deux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.

 

PREMIÈRES LIGNES 

« – Alors, comment me trouves-tu ?
– Tourne-toi et laisse-moi te regarder.
– Stanley, cela fait une demi-heure que tu m’examines de la tête aux pieds, je n’en peux plus de rester debout sur ce podium.
– Je diminuerais dans la longueur ; ce serait un sacrilège de cacher des jambes comme les tiennes !
– Stanley !
– Tu veux mon avis, ma chérie, oui ou non ? Tourne-toi encore que je te voie de face. C’est bien ce que je pensais, entre le décolleté et le tombé du dos, je ne vois aucune différences ; au moins si tu fais une tache, tu n’auras qu’à la retourner… devant derrière, même combat !
– Stanley !
– Cette idée d’acheter une robe de mariage en solde m’horripile. Pourquoi pas sur Internet pendant que tu y es ? Tu voulais mon opinion, je te l’ai donnée.
– Pardon si je ne peux pas m’offrir mieux avec mon salaire d’infographiste.
– Dessinatrice, ma princesse ! Dieu que j’ai horreur de ce vocabulaire du XXIème siècle.
– Je travaille sur un ordinateur, Stanley, plus avec des crayons de couleur !
– Ma meilleure amie croque et anime de merveilleux personnages, alors, ordinateur ou pas, elle est dessinatrice et pas infographiste ; il faut vraiment que tu discutes sur tout !
– On la raccourcit ou on la laisse comme ça ?
– Cinq centimètres ! Et puis il faudra me reprendre cette épaule et serrer à la taille.
– Bon, j’ai compris, tu détestes cette robe.
– Ce n’est pas ce que j’ai dit !
– Mais c’est ce que tu penses.
– Laisse-moi participer aux frais et filons chez Anna Maier ; je t’en supplie, pour une fois écoute-moi !
– A dix mille dollar la robe ? Tu es complètement dingue ! Ce n’est pas non plus dans tes moyens, et puis ce n’est qu’un mariage, Stanley !
– Ton mariage !
– Je sais, soupira Julia.
– Avec la fortune qu’il possède, ton père aurait pu…
– La dernière fois que j’ai aperçu mon père, j’étais à un feu rouge et lui dans une voiture qui descendait la Cinquième Avenue… il y a six mois. Fin de la discussion !
Julia haussa les épaules et quitta son estrade. Stanley la retint par la main et la serra dans ses bras.
– Ma chérie, toutes les robes du monde t’iraient à merveille, je veux juste que la tienne soit parfaite. Pourquoi ne pas demander à ton futur mari de te l’offrir ?
– Parce que les parents d’Adam payent déjà la cérémonie, et si on pouvait éviter de raconter dans sa famille qu’il épouse une Cosette, je ne m’en sentirais pas plus mal. »

3 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #9

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