Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #12

Mes premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Vertige

Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
Un homme se réveille au fond d’un gouffre, au coeur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’ou faut-il aller pour survivre ?

 

PREMIÈRES LIGNES 

« L’obscurité est partout.
Depuis dix minutes, j’essaie à tout prix de bouger mais j’en suis incapable. D’ordinaire, chez nous, depuis la fenêtre de notre chambre, j’entends toujours le feulement des voitures. Mais ici, rien. Pas un bruit de moteur, pas une voix. Non, juste un long sifflement.
Le vent… Le vent gémi, quelqu’un part.
Où suis-je ?
Je dois essayer de réorganiser les événements, faire jouer ma mémoire. Hier soir, je me trouvais à l’hôpital, auprès de Françoise. Je me souviens, cette chaleur dans sa chambre, je me sentais mal. Puis… puis j’ai mangé là-bas, une mélasse infecte, suis encore resté aux côté de ma femme, jusqu’à la fin des visites. Quand je suis sorti, j’étais nauséeux. Retour à la maison, sur les hauteurs d’Annecy. Il était tard. J’ai arraché la feuille de l’éphéméride, sur la table de nuit, avant de m’endormir seul dans notre grand lit, bien au chaud.
On était le 25 février 2010. En plein hiver.
Et je me réveille couché sur quelque chose de dur, paralysée et frigorifié ?
Mon pouce droit vient de remuer. Une flexion, suivie d’une extension. Les orteils à présent. Il semblerait que mes tendons se contractent, un à un, que mes muscles frémissent. Mes paupières papillonnent enfin. Tellement heureux, je répète ce mouvement à n’en plus finir. Ouvrir, fermer, ouvrir, fermer. Je me sens revivre. Dans une minute ou deux, je décollerai mes soixante-dix kilos du sol et comprendrai enfin ce qui m’arrive.
Mais, soudain, un nouveau bruit me tétanise. Ce cliquetis que je viens de percevoir, accompagnant l’agitation de mon poignet.
A l’aveuglette, je me redresse, traversé de vertiges, et palpe.
Un cerveau rugueux me broie le poignet droit.
Si stupide et irréel que cela puisse paraître, je crois que je suis entravé. »

3 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #12

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