Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #23

Mes premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


couv12529601Amis d’enfance, leurs routes se sont séparées bien trop tôt. Lorsque Steve fait irruption, 13 ans plus tard, dans la boutique fantôme d’Allison, la jeune femme y voit un signe du destin. Loin de partager son sentiment, Steve a changé, sa rancune est tenace.

Il n’est là que pour honorer une promesse, et il s’en passerait bien. Revenir dans ce village qu’il déteste est une épreuve, revoir Allison aussi !

Pourquoi lui en veut-il autant ?

Parviendra-t-elle à briser la carapace qu’il s’est forgée ?

 

PREMIÈRES LIGNES 

« 1er octobre. Je suis devant sa petite boutique. Une vieille bâtisse comme on n’en fait plus. Solide immeuble de pierres grises au cœur duquel se dessine un cadre de bois improbable, couleur vieux rose. C’est désuet, pittoresque, un peu fané. un bon coup de peinture fraîche ferait un grand bien à La petite comète. Voilà un nom qui n’a jamais quitté ma mémoire, ni celle de notre village. La petite comète était l’endroit où il fallait se rendre pour trouver le cadeau particulier, le présent unique. De l’artisanal et rien que de l’artisanal. C’était le leitmotiv du propriétaire.
Une jardinière remplie de géraniums roses égaie le bois grisé par le temps. Quelques abeilles butinent les fleurs sans se préoccuper du monde qui les entoure. Elles virevoltent autour des pétales, s’éloignent, hésitent, et reviennent s’enfouir pour se délecter du nectar du pistil. La Comète est bordée de la boulangerie qui dispenses ses effluves de pain chaud et de viennoiseries appétissantes, et de la confiserie dans laquelle ma mère m’achetait de temps en temps ces merveilleux chocolats pralinés en forme de coquillages.
Posté en observateur, je regarde la vitrine. Elle a déjà donnée le ton des fêtes de fin d’année. Il est encore un peu tôt pour cela, mais je sais qu’elle est aux abois. Si elle peut séduire les clients avant tout le monde, avant les grosses multinationales, elle tente le coup, c’est bien normal.
Sur la gauche, une jolie saynète d’ours en peluche blanc et chocolat, prenant le thé dans un service de porcelaine anglaise, doré à l’or fin. Les ours portant des écharpes, tricotées mains, rouges, vertes, taupe, et des bonnets assortis. Ils sont assis sur des chaises minuscules, devant une table qui l’est tout autant, en bois. Ce mobilier miniature a l’air tout droit sorti de l’atelier de Santa Claus. Sur un tabouret à côté, une paire de chaussons de lutin, en feutrine carmin ; en leur cœur, brillent des papillotes rouge et or. Derrière tout ce petit monde, contre le mur, une toile tendue en tissu de Noël rouge, vert et doré. Sous les amis des enfants, un tapis blanc immaculé, à poil long. Une ambiance feutré et chaleureuse de cadeaux à offrir, qui s’invitent à rejoindre votre panier tant ils sont attractifs. »

5 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #23

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