Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #25

Mes premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Le chef de rang désenchanté

Employé consciencieux, Jason Martel aspire depuis longtemps à évoluer professionnellement au sein de son entreprise. Mais malgré ses efforts constants, aucune opportunité à l’horizon. Tout est gelé, pour tout le monde. Jusqu’au jour où son chef de service finit par lui annoncer que des évolutions auront lieu… et qu’il n’en bénéficiera pas.

Jason le prend mal. Très mal.

C’est le début d’une longue descente aux enfers, faite de confrontations permanentes avec sa hiérarchie, d’affrontements incessants où la tension atteint son paroxysme.

Désenchantement, désillusion, humiliation, déception… Jason va tout connaître. Et se faire miner par sa haine envers ses responsables.

En sortira-t-il indemne ?

PREMIÈRES LIGNES 

« L’ombre d’un doute planait dans son esprit. Maigre, certes, mais pour autant toujours présent. Jason Martel ne parvenait pas à s’en défaire. Il vivait avec. Cette cohabitation non désirée s’avérait être un véritable fardeau.
Jason s’épuisait à se travailler le ciboulot sans interruption. La chaleur écrasante de ce mois d’août n’arrangeait rien. Le thermomètre grimpait sournoisement, dangereusement. Il poussa un long soupir avant de fermer son casier. Après s’être assuré de ne rien avoir oublié, il quitta les vestiaires sans regret. Ce lieu, à la propreté discutable, regorgeait d’odeurs corporelles en tous genres. Jason ne s’y attardait jamais plus que nécessaire. Qui plus est, les toilettes jouxtaient les vestiaires. Les moins pudiques ne se gênaient pas pour laisser la porte ouverte pendant qu’ils faisaient leur petite affaire.
Chef de rang depuis plus de trois ans à l’hôtel Prinsoria, situé dans une petite ville de la région parisienne, Jason aspirait depuis longtemps à être promu assistant maître d’hôtel, le grade au-dessus. DU bas de l’échelle jusqu’en haut lieu, chacun au Prinsoria avait connaissance de son souhait d’évolution.
Jason aimait son métier, le contact avec la clientèle. Il avait le sentiment d’exercer une belle profession qui n’avait rien de dévalorisant. Le but était de faire passer un bon moment aux clients, qu’ils partent contents, avec le sourire, avec l’envie de revenir, satisfait de la prestation? C’était une prostitution d’un autre genre.
Jason s’appliquait à fidéliser les clients, à chouchouter les habitués, à donner aux clients une attention particulière, à leur procurer un service personnalisé, à leur offrir la sensation d’être unique. Exercer cette profession lui donnait la possibilité de côtoyer quotidiennement une large palette de clients aux profils très diversifiés avec lesquels il pouvait échanger, sympathiser. Au fil des années, il avait cultivé une proximité avec bon nombre d’habitué. Le tutoiement s’était imposé le plus naturellement du monde dans les deux camps. »

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