Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #34

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Tout en nuance T1 HyacintheHyacinthe ne supporte pas de voir son reflet dans le miroir. Il vit loin de tout, isolé, reclus ; il se cache du regard des autres et consacre son existence à son art. Il n’entretient même plus l’espoir d’être un jour aimé.

Pourtant, quand Elea entre dans sa vie, il ne peut s’empêcher d’aspirer au bonheur. Ses regards sont des caresses, ses gestes des mots doux et l’artiste en vient à croire qu’il pourrait avoir un avenir différent de celui qu’il s’était toujours imaginé.

Peut-il être homme et non plus abomination à travers les yeux de cette femme ? Mieux, peut-il l’être à travers ses propres yeux ?

– Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. –

 

PREMIÈRES LIGNES

« Hyacinthe ne se souvenait plus exactement depuis quand il vivait dans cette maison isolée, reclus, perd dans la splendeur d’une forêt pyrénéenne ; il ne se rappelait plus s’il s’y était égaré il y a des mois ou des années, mais il était heureux de l’avoir fait. Le choix n’avait certainement pas été fixé pour le plaisir de vivre au plus près de la nature ou de se lever sur le paysage fabuleux qui entourait le Lac d’Aubert, mais il ne le regrettait pas. Ici, il était à l’abri du monde, protégé de ses semblables et surtout, il trouvait l’inspiration nécessaire.
Créateur de bijoux mais par-dessus tout artiste de génie, il s’était fait une place aussi bien chez les plus grand joailliers que dans les écrins des particuliers. Il avait fait de sa passion son métier et il était parvenu à ne pas ternir son amour tout en évitant de se laisser dicter sa conduite. Il faisait partie de ceux dont les magazines aimaient tant parler : ces misanthropes que personne ne comprend, ces reclus à qui on attribue des pensées à défaut de pouvoir entendre leur réalité. Il était impossible de l’approcher, tous ignoraient où il vivait ; ils étaient même incapable de dire à quoi il ressemblait et c’était bien là tout l’intérêt . Il ne voulait pas qu’on le voie.
Les professionnels traitaient avec sa meilleure amie ou sa mère et aimaient dire que le mystère autour de l’artiste donnait encore plus de charme à ses bijoux. Lui, il trouvait cela insensé. La beauté de ses créations, elle n’était due qu’à ses heures de travail, à la qualité des matériaux et à l’amour qu’il portait aux femmes qui les avaient inspirées. Quelle sottise d’accorder du crédit à une telle pensée. Encore une raison pour laquelle je suis heureux de vivre loin des autres, se dit-il en laissant sa hache tomber sur le bois et le fendre en deux bûches parfaitement identiques. »

2 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #34

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