Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #35

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Love never diesJusqu’où seriez-vous prêt à aller pour sauver un être cher ?

Everly Hastings, fille d’un richissime homme d’affaires et maman célibataire, n’aurait jamais cru en arriver là…

Lorsque la vie ne tient qu’à un fil, l’espoir est tout ce qui lui reste. Elle ne reculera devant rien, allant même jusqu’à flirter avec l’illégalité…

Puisque son unique chance de sauver son fils, c’est lui… Malcolm Blake. Deux mètres de testostérone, désagréable, grossier, cet ancien des forces spéciales ne pense qu’avec son entrejambe et… son flingue.

Entre eux, c’est le choc des titans, un combat où tous les coups sont permis.

Venez découvrir une aventure humaine à couper le souffle où l’amour ne meurt jamais…

PREMIÈRES LIGNES

« Prologue
EVERLY

Quelques années plus tôt…

Tu dois laisser la douleur t’envahir. Il faut que tu la ressentes pour la maîtriser, Everly.
– Je ne vais pas y arriver…
Ma voix est affaiblie, presque morte. Comme mon âme d’ailleurs.
– Tu n’as pas le choix ! prononce-t-il pour me faire réagir.
La sueur dégouline de mon front. Je serre les dents tellement fort que mes mâchoires semblent cimentées l’une à l’autre. Jamais encore je n’ai ressenti pareille souffrance.
Tu mens, Everly. Tu as connu une des pires tortures quand ils…
Violemment, j’évacue tout l’air de mes poumons et me concentre sur ce que je m’apprête à faire. Quand je sens la vague prendre une ampleur phénoménale et mon ventre s’écarteler, je pousse de toutes mes forces. Mes mains agrippent les barreaux du lit, mon corps se contracte sous la puissance de l’action. Des étoiles noires brillent devant mes yeux, mes oreilles bourdonnent sous la violence de la poussée. Je n’ai qu’une envie, que cela finisse.
– Reprends ton souffle, Everly.
Le ton du Docteur Montgomery est rassurant, il semble maîtriser la situation. Enfant, il m’a toujours apporté ce sentiment de sécurité. Et Dieu seul sait à quel point je me sens en danger depuis ces nuits… L’air s’infiltre de nouveau dans mes poumons et la contraction s’éloigne, emportant avec elle un peu de ma force, celle qui m’a permis de rester en vie. Ma langue est pâteuse et mes lèvres sont desséchées. Voilà plusieurs heures que je n’ai rien pu avaler. Je m’écroule sur le matelas et l’infirmière pose un gant humide sur mon front brûlant. Je prends le luxe de fermer les paupières quelques instants, savourant un court moment de répit. Immanquablement, je les ouvre de nouveau en sentant une énième vague monter.
– Si tu ne le sors pas rapidement,j e vais devoir intervenir, Everly !
Son intonation se fait plus vive.
Soudain, la panique s’empare de mon être. Ma vision rétrécit et le sang tambourine à mes tempes. Jamais plus je ne veux être dans cet état anesthésiant, ce moment d’impuissance où je peux tout ressentir, mais ne rien dire. Ne pas pouvoir esquisser le moindre geste, ne pas pouvoir hurler juste assister à ma propre déchéance.
Je rassemble mes dernières forces et approfondis mes poussées. Au bout de la troisième, un poids presque irréel semble traverser mes organes. La violence de l’expulsion est à la fois une délivrance et une souffrance.
– Je vois sa tête, Everly ! Ne pousse plus !
Un nuage épais m’enveloppe. Perdue, sonnée, aveuglée par les néons de la salle d’accouchement, j’entends, avant de le voir, le petit cri de mon fils.
Et puis… le docteur pose sur moi ce bébé minuscule, qui ne dit plus rien et qui me contemple de ses prunelles marron. Le choc est violent. Je n’étais pas préparée à ça. Une larme coule sur ma joue, laissant un sillon humide. Je ne peux détacher mon regard du sien. Un lien d’une puissance renversante se tisse immédiatement entre lui et moi. J’oublie tout. Les circonstances de ma grossesse, ma famille qui me cache, la honte qui m’habite et la souffrance quotidienne. Je ne suis plus Everly l’adolescente de dix-sept ans, je suis devenue Everly la maman… »

 

2 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #35

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s