Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #46

premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Ce qu'il reste de nousTamara a connu son premier amour à seize ans. Il s’appelait William. Elle le surnommait Willy.
Ils s’aimaient d’un amour complice et fusionnel. Mais leur idylle s’est brusquement arrêtée au divorce de ses parents. Leur couple n’a pas survécu à son déménagement précipité.
Les rapports avec sa mère se dégradant de plus en plus depuis sa majorité, Tamara décide de prendre un nouveau départ en se rapprochant de son père. C’est également l’occasion pour elle de découvrir ce qu’est devenu ce garçon qu’elle n’a jamais pu oublier.
Seulement, celui qui se fait maintenant appeler Will a beaucoup changé. Guitariste d’un groupe, tatoué, enfermé dans des relations toxiques et dangereuses, il n’a plus rien en apparence de celui qu’elle aimait.
Quand leur regard se croise au détour d’une ruelle, aucun d’eux n’est capable de faire le premier pas. Le lien qui les unissait est-il définitivement détruit??

 

PREMIÈRES LIGNES

« Tamara

Nous y voilà !
Je descends du bus qui m’a conduite jusqu’au quartier de mon enfance. Tout me semble si familier et si différent à la fois. C’est étrange. Un sentiment de nostalgie m’envahit au moment où il démarre en me laissant sur ce trottoir que j’ai si souvent arpenté lorsque j’étais adolescente. D’un coup d’oeil, je me situe dans l’espace comme si je n’avais jamais quitté les lieux. Il faut dire que ça ne fait que deux ans que je suis partie.
J’étais heureuse ici. J’avais tout ce que je désirais. Pour rien au monde, je n’aurais voulu quitter cet endroit et toutes les personnes qui rendaient ma vie si belle…
Je me motive brusquement.
C’est le moment d’avancer. Je n’ai pas de machine à remonter le temps et il est trop tard pour avoir des regrets. C’est en revenant aux sources que je pourrai prendre un nouveau départ !
Pour ne pas rester plantée là comme une idiote, je ramasse mon étui à guitare et je fais rouler ma valise pour suivre l’avenue qui me conduira chez mon père. Chaque pas est une redécouverte des lieux. Je suis attentive au moindre bruit et à la plus légère odeur. Mon regard vagabonde dans toutes les directions. Je ne cherche rien. Enfin, je cherche peut-être un visage familier pour m’accueillir.
Ai-je encore des amis ici ? J’aimerais tant retrouver les personnes qui m’étaient chères. Ce serait sympa de renouer des liens. Mais je ne me fais pas d’illusions, on a dû m’oublier.
Je rejoins lentement l’établissement de mon père.
Deux ans, c’est si peu, et c’est pourtant énorme ! J’ai changé, du moins, j’ai grandi. Tant de choses m’ont bouleversée et transformée de l’intérieur. Peut-être même que mon père va avoir du mal à me reconnaître ? Après tout, je ne suis plus l’adolescente qu’il a vue partir. Je suis une femme à présent !
Je suis sortie de mes pensées par des rires. Parce que l’un d’entre eux me paraît familier, je jette un oeil dans leur direction. Il s’agit d’un groupe d’hommes d’un vingtaine d’années. Brusquement, mon coeur détone. Au milieu d’eux, j’aperçois quelqu’un que je reconnaîtrais entre mille : Willy.
Pourquoi mon coeur me fait-il si mal ? Cela fait deux ans, non ?
Mon ex est adossé au mur, entouré d’hommes que je ne connais pas, une canette de bière à la main et l’air éméché alors qu’il n’est que quatorze heures.
C’est bien toi, Willy ? C’est une blague ? »

4 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #46

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