Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #47

premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


E-dylique

Eliott a rencontré Raphaël par le biais d’un site Internet, une aventure qui devrait être sans lendemain, surtout lorsque son ex-compagnon réapparaît dans sa vie et qu’un nouveau boulot se présente. Malgré l’envie, il chasse donc Raphaël de ses pensées, sauf que la vie lui réserve une surprise de taille : non seulement son nouveau patron n’est autre que Raphaël, mais celui-ci ne tient absolument pas à le laisser lui échapper, et ce n’est ni une relation patron-employé ni un ex sur le retour qui l’arrêteront. Oh que non ! Comment Eliott va-t-il s’en sortir ? Qui va-t-il choisir ?

 

 

PREMIÈRES LIGNES

« – Eliott ! Eliott !!! Eliott.
Engoncé dans les brumes du sommeil, Eliott avait un mal de chien à en sortir pour comprendre quel était ce bruit qui le perturbait ainsi et pourquoi, oui, grand Dieu, pourquoi il était secoué de la sorte.
– Eliott ?? Réveille-toi !
Anne, pensa-t-il vaguement. Cette voix, cette intonation autoritaire, il n’y avait qu’elle pour lui parler comme cela en dehors de sa mère, mais sa mère ne lui adressait plus la parole depuis belle lurette, alors… Maintenant se posait une question primordiale : pourquoi son amie venait-elle le réveiller en pleine nuit ?! C’était forcément la pleine nuit pour qu’il ai à ce point du mal à émerger. Il battit des paupières, essayant de les maintenant suffisamment ouverte pour savoir ce qu’il en était.
La vision qui lui apparut était trouble, mais ces longs cheveux noirs et raides, ces lunettes sombres : aucun doute, c’était bien Anne qui s’échinait à le secouer.
Il grogna : ce fut le seul moyen de communication que son cerveau lui permit à cet instant.
– ça va ? Tu te sens bien ? Qu’est-ce que…
Mais la myriade de questions de son amie disparut de sa perception quand il essaya de bouger et que la douleur se répandit dans chacune de ses cellules. Il s’interrompit aussitôt, n’osant même pas reposer la main qu’il avait commencé à lever.
Son geignement ne passa pas inaperçu.
– Eliott ? Tu es malade ? On dirait que tu souffres ? Tu veux de l’eau, quelque chose ?
La fine main d’Anne glissa sur son front en un geste maternel. Anne était une femme paradoxale, capable un instant de la plus grande douceur et tendresse, pour vous botter le cul version dictateur trois minutes plus tard. Eliott avait toujours mis ça sur le compte de son métissage. De père français et d’une mère d’origine chinoise Anne avait vécu entourée de deux cultures distinctes, mais que sa famille mariait à merveille. Et son caractère était comme ça aussi.
– ça va, ça va, grogna-t-il à nouveau. »

2 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #47

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