Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #52

premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Mine againUn week-end à Vegas, c’est parfait pour fuir ses problèmes. Amis, alcool, fête, aucun risque que ça déraille. N’est-ce pas ?
Sauf que Willow se réveille mariée… à un inconnu !
Il est sexy, tatoué, mystérieux… et il refuse de divorcer !
Willow l’ignore, mais Jesse est étroitement lié à son passé. Il l’a déjà perdue une fois, et il compte bien se battre pour cette deuxième chance.
Mais les secrets, les mensonges et les adversaires de l’ombre n’ont pas dit leur dernier mot.

 

PREMIÈRES LIGNES

« 1
RÉVEIL DIFFICILE

Jesse

Est-ce que quelqu’un voudrait bien arrêter ce putain de concert de cloches de mes deux ?
Recroquevillé sur moi-même, j’enfonce la tête sous la première chose que je trouve à ma portée. Au contact moelleux de la forme que je rabats sur mes oreilles, je devine qu’il s’agit d’un oreiller. Donc, je suis dans un lit, et pas, comme je commençais à le craindre, enfermé dans un clocher où se déchaînent des carillons excités. Quand je respire, soulagé, l’air autour de moi empeste l’alcool.
On a renversé un tonneau de gin, ici ?
À la simple évocation d’une gorgée d’alcool, une sévère nausée s’ajoute aux élancements de mon crâne à présent vrillé par des grondements. Ça devient carrément insupportable ! D’autant que quelqu’un de mal intentionnée m’a certainement coincé la tête dans un casque en plomb beaucoup trop petit assorti d’une mâchoire en béton armé et de deux trucs posés sur mes paupière pour les empêcher de s’ouvrir tout à fait.
Et je ne parle pas de la colonie de hérissons installée dans le fond de ma gorge.
Si seulement ces foutues cloches voulaient bien cesser de s’exciter, je pourrais essayer de réfléchir. Je presse mes tempes, tentant de chasser la douleur qui irradie jusqu’à ma nuque.
Impossible.
Soulevant un coin du coussin, je change de tactique pour risquer un oeil vers l’extérieur : d’abord ébloui, mon regard rencontre une couette blanche froissée, trois oreilles en bataille et par la fenêtre, un éclaboussement de ciel bleu qui me fait rentrer aussitôt la tête, comme un escargot dans sa bicoque.
Super ! »

3 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #52

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