Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #59

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Carolina Beach T1 InséparablesCallahan, ex-sniper de l’armée, veut échapper à son passé et à tout ce qu’il a expérimenté à la guerre, mais, par-dessus tout, il veut échapper aux sentiments qui n’amènent que de la souffrance. Alors quand il hérite d’une maison sur l’Ile de Kiawah, en Caroline du Sud, il n’hésite pas : attiré par la tranquillité et l’isolement qu’il pense y trouver, l’ancien soldat fait ses bagages. Mais Callahan ne se serait jamais attendu à rencontrer quelqu’un comme Trinity… Après avoir eu le cœur brisé par le seul homme qui la considérait autrement que comme sa « bonne copine » ou « la fille marrante », Trinity décide d’aller de l’avant et d’intégrer le Corps de la Paix après un dernier été à Kiawah Elle n’avait simplement pas prévu que cet été serait inoubliable. Callahan ne veut devenir proche de personne… encore moins de Trinity. Sa joie de vivre est insupportable et ses tentatives pour lui arracher un sourire sont gênantes. Après tout, il est venu à Kiawah pour fuir tout sentiment. Aucun d’eux ne s’attendait à tomber amoureux. Et personne n’aurait pu prédire à quel point ils deviendraient inséparables.

PREMIÈRES LIGNES

« Prologue

Callahan

Trois jours.
C’est tout ce qu’il me reste avant que cette merde prenne fin.
Trois journées ne devraient pas sembler une éternité, pas comparées aux huit années que j’ai sacrifiées à l’armée. Le fait est que des types bien ont été tués en moins de temps. Un battement de cils, une pression sur la détente ou l’espace d’un bref instant, juste avant qu’une grenade explose; voilà seulement le temps qu’il faut pour faire passer qu’un de vie à trépas.
C’est ce qui rend ces trois jours aussi longs. En trois jours, on a largement le temps de mourir.
J’ai les yeux qui pleurent quand le vent se lève et projette des saletés à travers le petit orifice de mon poste d’observation. Ce morceau de parpaing explosé est juste assez grand pour me permettre de voir la rue en contrebas, mais pas assez petit pour m’éviter de me prendre plus de cochonneries en pleins visage. Au-dessus de moi, la bâche claque tandis que je crache la couche de poussière mêlée de sable qui me colle aux dents. Nom de Dieu, j’ai besoin d’une gorgée de la bouteille d’eau posée près de mon coude. Mais ma soif, comme tout le reste, devra attendre.
J’ajuste mes hanches contre le ciment craquelé de ce qui constitue tout à la fois mon lit, ma salle de bain et ma maison, m’estimant heureux que la douleur insoutenable s’entendant à la partie inférieur de mon corps se soit transformée en un engourdissement à présent familier.
Avec tous les postes de guet que j’ai occupés et l’accumulation des années passées dans cette position, je devrais y être habitué. Et d’une étrange manière, je devrais me sentir chez moi. Sauf que rien ne m’a jamais procuré ce sentiment. »

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