Premières lignes

PREMIÈRES LIGNES #61

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Hope never diesHope Blake, jeune fille studieuse et déterminée, ne doit sa survie qu’à un coup du sort…

Déclarée cliniquement morte il y a quatorze ans, cette expérience l’a profondément changée… Dès lors, elle est prête à tout pour mériter ce cœur qui bat dans sa poitrine, mais qui n’est pas le sien…

Connor Mathers n’a connu de la vie que ses plus sombres facettes. Voué à un destin médiocre depuis sa plus tendre enfance, il n’a plus rien à perdre. Pour lui, la descente aux enfers a déjà commencé…

Alors que toutes les histoires commencent par « il était une fois », la leur sera marquée par la fin du combat…

PREMIÈRES LIGNES

« Prologue

HOPE

Quelques années plus tôt… 4 années après la greffe.

Encore six marches et la porte s’ouvrira. Arrivée à la moitié, je m’arrête dans la pénombre de la cage d’escalier et pose une main sur ma poitrine. Un léger sourire vient colorer mon visage quand j’entends le son doux, rassurant des battements de mon coeur. Cet organe qui n’est pas le mien, mais qui me fait vivre…
Laissant mes poumons se gonfler, je souffle doucement, prise d’une légère euphorie. J’aime cette demi-seconde d’attente, celle où tout peut devenir possible. Gravissant les trois dernières marches, je m’empare de la poignée qui est gelée sous ma paume, je la tourne de façon à ne pas la faire grincer et me laisse embarquer par la vue.
Devant moi, la nuit s’est posée sur la ville de San Diego, les lumières scintillent en contrebas et le calme finit de m’envelopper complètement.
Au cours de ces années, je me suis retrouvée tellement souvent sur le toit de l’hôpital pédiatrique que je serais incapable d’en définir le nombre. Tout ce que je sais, c’est qu’à chaque fois, la magie opère. Parce qu’ici, au neuvième étage, je ne suis plus Hope Blake, greffée du coeur à l’âge de huit ans, je suis l’adolescente qui peut tout réaliser. Qui n’a peur d’aucune perte d’oxygène, qui ne manquera jamais de souffle et qui pourra toujours respirer de tout son être.
Je ferme les yeux en sentant le vent m’accueillir. Il joue dans mes longs cheveux bruns lâchés et tourbillonne dans mes oreilles. Sa mélodie me rassure, et cette brise me fait penser à une douce respiration, celle de ma maman. Je n’ai aucun souvenir d’elle, mais je garde enfermée précieusement la sensation de toujours entendre les battements de son coeur dans mon esprit. J’ai grandi neuf mois en elle, et c’est tout ce qu’il me reste. »

pingouin pomme 1

4 commentaires sur “PREMIÈRES LIGNES #61

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