Mes écrits

Mes écrits #4 : 4 saisons

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Salut les Pommes d’amour ! Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas montré un de mes écrits. Aujourd’hui je vais vous présenter un texte écrit lorsque j’avais 17 ans, lors d’un événement particulier de ma vie, qui nécessitait que j’écrive pour ne pas garder ce trop plein sur moi. Sur ce, bonne lecture et j’espère que ce texte vous plaira.


4 saisons

Le monde s’écroule, les gens cours. Mais pourquoi tout s’efface ainsi ? Les souvenirs disparaissent petit à petit, les années passent et s’en vont à jamais.

L’hiver à commencer, le froid commence à envahir mon cœur. Je ne pleure plus, mes larmes se sont gelées. Je n’enlace plus personne, mon être est devenu inerte, le commencement de l’hiver a été difficile, mon corps à du mal à s’en remettre. Fin décembre se passe et le temps trépasse. À peine en suis-je au premier mois de cette saison, que j’ai déjà du mal à la supporter. Des nausées me prennent, la tête me tourne et mes larmes ne cessent de couler. Pourtant, je ne suis pas malade, enfin, si, je le suis d’une certaine façon, mais pas réellement.
Le mois de janvier arrive, mon anniversaire aussi, mais je n’ai pas trop envie de fêter quoi que ce soit… D’une certaine façon, je suis déprimée. Je n’ai pas envie de sourire ou qu’on me dise « joyeux anniversaire », parce qu’il n’y a rien de joyeux en moi. Je n’ai pas le sourire, on n’arrive même pas à me faire rire. Je me réfugie seule, dans un coin de ma tête et ne voit plus rien du monde qui m’entoure.
Voici février, en cette période je devrais voir pleins de gens autour de moi prendre une année de plus, je devrais m’en réjouir, mais au fond je n’ai envie de parler à personne. La fin de saison est certes plus douce, les vents sont moins froids, mon cœur se dégèle, mais le temps fait encore effet sur moi. Doucement cette brise glaciale va donner place au bourgeons et le printemps sera là.

Le printemps… Saison des amours, saisons où le temps se réchauffe. Je commence à sortir un peu de mon lit, mais mon cœur à toujours un peu froid. On est en mars. Doucement mon âme bourgeonne et commence à reprendre le dessus de soi-même. Je me surprends encore quelques fois à m’isoler, les vieilles habitudes de l’hiver qui reste. Pour autant, je n’arrive toujours pas à parler aux gens, je suis toujours en hibernation interne.
Avril et son fameux 1er avril. Les poissons d’avril défilent sous mes yeux. Je vois le dos des autres, remplis de ces bouts de papiers coupés en forme de poissons, c’est censé être drôle, mais même si cela me fait sourire, je n’arrive toujours pas à décrocher un seul rire. Je n’ai jamais trouvé cela marrant, encore moins en ce moment, je ne sais pas pourquoi. Les jours fériés à gogo débarque. Nous sommes en mai. Le mois où nous avons environ deux week-end de trois jours. Où en plein milieu de la semaine nous n’allons pas travailler, car c’est férié. Cela m’arrange, pendant ces jours-là, je peux retourner dans mon lit et m’isoler de nouveau encore et toujours. Pourtant, je sens autour de moi la chaleur qui augmente. Je sens que l’été arrive… Quel dommage, je déteste cette saison.

Je n’aime pas l’été. Il fait trop chaud, je ne supporte pas le soleil et j’ai horreur de bronzer. Il y a plein d’insectes et j’en ai la phobie. Mais au fond actuellement je n’ai rien réellement contre l’été, puisque je ne sors même pas. Je reste enfermer chez moi. Il me reste encore des séquelles de l’hiver dernier. Je ne sais toujours pas ce que j’ai bien pus chopper. Ce n’est pas viral, mais ça m’atteint pas seulement psychologiquement, mais physiquement. Nous sommes seulement en juin, mais le temps passe et ne s’efface. Juillet, c’est l’époque du feu d’artifice. Je me souviens étant petite il me faisait peur, pourtant, là, je le regarde. Je n’ai pas peur, mais je n’en suis pas éblouis, à vrai dire, je ne ressens rien, c’est étrange, mon cœur est vide de tous sentiments.
J’aperçois lentement le mois d’août arriver à grands pas. Il passe gentiment, plus vite que les mois précédent. Je commence à me rétablir de cet hiver…. Il serait temps !

L’automne et toutes ces feuilles mortes. En septembre je n’en vois pas beaucoup. Mais le temps devient plus frais, ça me fait plaisir. Je commence enfin à pouvoir rire un peu. Mais octobre arrive et je commence à m’enfoncer de nouveau. Je me mutile, me shoot. Couteau, médicaments… Qu’importe, tous les moyens sont bons. Je vois les feuilles, petits à petits, tomber et mourir. Elles meurent… Tout a une fin, même elles…. Elles disparaissent au fin fond du monde et vont doucement mourir dans leur coin, sans que personne ne se soucis d’elles et du jour au lendemain, les gens vont oublier cette pauvre feuille, ils vont l’effacer de leur vie, comme si elle n’avait jamais existé. Comme s’ils ne l’avaient jamais connue. Les feuilles mortes me replongent dans cette perpétuelle chute, dans laquelle je suis tombée dix mois auparavant.
Novembre et l’hiver qu’on sent se rapprocher. Tout recommence de nouveau. Cette saison que j’aime tant et en même que je déteste désormais revient à moi. Je sens que mon corps va se rafraîchir…

Voici le perpétuel chemin de la vie, quatre saisons qui s’écoule et une année qui s’en va. Dix de ces cycles se sont écoulés aujourd’hui et dix ans plus tard ta présence est toujours auprès de moi. Certes je ne t’ai connu que pendant un an, avant que tu ne disparaisses à jamais. Une seule et unique année qui a suffit pour celer une amitié indestructible à jamais. N’empêche même si tu me manques, j’espère que tu fais rire les gens autour de toi là-haut, tout comme tu me faisais rire. N’oublie pas s’il te plaît de leur apprendre à être positif, comme tu l’as fait avec moi. Tu es peut-être morte, mais à mes yeux tu seras toujours vivante. Tu sais, tu es fille merveilleuse, tu es belle, talentueuse, tendre, gentille, drôle, tu sais redonner le sourire quand il le faut et tu es l’écoute, toujours là pour les autres, mais tu ne pensais assez à toi malheureusement, le bonheur des autres passait avant le tien. Tu dégageais une telle joie de vivre que tu le transmettais aux gens autour de toi, c’était contagieux tout ce bonheur, qui cachait en fait, tant de souffrance. Quarante saisons se sont écoulées depuis, et pourtant dix ans plus tard, je t’aime encore, même bien plus fort. J’espère seulement une chose, que tu es restée La même. Que tu es toujours cette petite fille merveilleuse… Parce que c’est ça, qui a fait que je t’aime.

pingouin pomme 1

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