Premières lignes

Premières lignes #109 : La malédiction des Dragensblöt

La malédiction des dragensblöt - PL

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Chapitre 1

Il était très tard, mais des clients traînaient encore dans le pub enfumé d’un quartier peu recommandable de Londres. De la musique populaire jouait dans l’établissement aux lumières tamisées. Personne ne l’écoutait. La plupart des hommes, assis autour des petites tables rondes, étaient perdus dans leurs pensées. Certains buvaient pour tuer le temps, mais la plupart vidaient verre après verre pour oublier leurs problèmes. Samuel Sven Andersen faisait partie de ceux-là.
Pianiste compositeur de chansons populaires dans la trentaine, Samuel venait de traverser cinq années de malheur sans le moindre répit. Non seulement son contrat de musique avait été médiocrement négocié par son ex-agent auprès de son premier studio d’enregistrement, mais la boîte avait fini par faire faillite. Une clause obscure avait alors permis à l’entreprise qui avait racheté le contrat de Samuel d’offrir ses compositions à d’autre artistes sans qu’il reçoive quelque redevance que ce soit. Pour ajouter à ses tourments, il entendait continuellement tourner à la radio ses propres chansons, qu’il n’avait même plus le droit de jouer en public.

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4 commentaires sur “Premières lignes #109 : La malédiction des Dragensblöt

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